A tout le mal que l'on se fait, aux phrases que j'attendais qui ne viendront jamais, des mots restés muets,collés au bord des lèvres, à tout ces rendez vous où tu n'es pas venu, je garde nos faiblesses , nos mensonges, je garde mes rires effacés, le vent dans tes cheveux, je garde pour un rien, ces lettres jamais écrites, ces photos aux couleurs fanées,un passé qui ne suffit plus,un présent qui m'échappe,un futur qui n'existera pas. A toutes ces paroles en l'air, attrapées en vol, gardées en poumon, histoire de respirer dans cette chaleur de non vie, je garde nos douleurs qui nous rendent plus humains,la couleurs des souvenirs qui défilent toutes mes nuits,la chaleur étouffante de l'air que je ne respire pas. Au souffle de mes peines, je garde les sourires inutiles et le langage de nos mains, au bien qui se fait rare, je garde la nostalgie du temps passé, aux lieux qui ont forgé ce qu'on l'on pourrait appeler une histoire, eux, toi moi, non, pas nous. Jamais. Ni hier, ni maintenant, ni demain. Au conditionnel que je hais, au subjonctif qui me sert d'oxygène.Mais je suis bien dans ce piége. Pourquoi tu disparais,de ces heures passées , au temps arrêté. Je te hais.L'éternité ne vaut que pour les amoureux. Le paradis,les gens heureux. Tu m'accompagneras en enfer. Oui, c'est dommage. Et si tu m'aimes un peu. Je prends ce qu'il me reste. Et j'apprends à dire non à tes sourires.

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